Comment différencier une mycose vaginale des pertes vaginales ?

 

Encore taboues, les pertes vaginales sont pourtant le signe que vous êtes en bonne santé. Elles permettent de vous renseigner sur votre fertilité, votre cycle menstruel et sur l’apparition d’une infection.

 

Vous avez sûrement déjà entendu parler de ce phénomène naturel sous ses différents petits noms : les pertes blanches, la leucorrhée, les sécrétions vaginales ou la glaire cervicale.

 

Mais savez-vous réellement interpréter le message que vous envoie votre corps ?

 

Dans cet article, je vous donne des pistes pour reconnaître et soulager de manière entièrement naturelle une infection malheureusement fréquente : la mycose vaginale.

 

Mycose_vaginale

Zoom sur les pertes vaginales

Conçues pour nettoyer le vagin, les sécrétions vaginales sont essentielles au bon fonctionnement de la flore vaginale. Pour rappel, la flore est composée de bactéries naturellement présentes dans le vagin et crée une barrière protectrice.

 

Chaque femme a des écoulements différents qui laissent ou non des traces dans les sous-vêtements, mais cette sensation d’humidité est tout à fait normale !

 

Les pertes vaginales proviennent :

  • Du col de l’utérus (telle que la glaire cervicale qui apparaît quelques jours avant l’ovulation) ;
  • Ou de la paroi du vagin (qui s’auto-nettoie tout au long du cycle et renouvelle les cellules du vagin).

Il n’y a aucune norme concernant les pertes, c’est à vous d’étudier le fonctionnement de votre corps afin de repérer le moindre dysfonctionnement. 

En effet, il existe de nombreux types de sécrétions tout au long du cycle menstruel ou des moments de la vie (grossesse ou ménopause).

Habituellement claire, inodore et non douloureuse, le moindre changement au niveau de votre glaire peut révéler la présence d’une infection et notamment d’une mycose vaginale.

 

Identifier une mycose vaginale

 

Il est souvent compliqué de différencier une mycose vaginale d’une perte vaginale normale. La mycose ou vaginite à champignons est due à un champignon appelé Candida Albicans déjà présent dans le vagin et l’intestin.

 

Très fréquente, pas moins de 75 % des femmes subissent une infection vaginale fongique au moins une fois dans leur vie. La mycose perturbe l’équilibre naturel de la flore vaginale et donne lieu à des pertes inodores, mais épaisses dont la consistance est similaire au lait caillé (blanchâtres et granuleuses).

 

En plus de provoquer des pertes vaginales inhabituelles, le champignon occasionne d’insoutenables démangeaisons, une fatigue prononcée, des rougeurs au niveau de la vulve et entraîne des brûlures lors des rapports sexuels. Bien qu’elle soit extrêmement gênante, cette infection est sans danger dans la majorité des cas.

 

Cette bactérie se développe de manière anormale dont plusieurs facteurs peuvent en être la cause.

 

Les facteurs qui favorisent l’apparition de la mycose

 

La mycose vaginale n’apparaît pas du jour au lendemain !

Cet équilibre naturel est perturbé à cause de facteurs qui peuvent favoriser l’arrivée de cette maladie infectieuse :

  • Grossesse ;
  • Maladies endocriniennes ;
  • Période menstruelle ;
  • Acidité vaginale ;
  • Stress et fatigue ;
  • Diabète ;
  • Certaines pilules contraceptives ;
  • Prises d’antibiotiques ;
  • La contamination de l’intestin ;
  • Hygiène intime excessive ;
  • Agressions chimiques par des savons acides et par le chlore des piscines ;
  • Habits trop serrés ou en matières synthétique qui ne laissent pas transpirer ;
  • Une alimentation trop riche en sucre.

Ces derniers se classent en 3 catégories : les facteurs hormonaux, médicamenteux et quotidiens.

Laissez-moi mettre fin à une croyance une bonne fois pour toutes : le manque d’hygiène n’a rien à voir avec les mycoses vaginales !

 

Les solutions naturelles pour prévenir une mycose

 

La mycose peut devenir une maladie chronique et se transformer en candidose généralisée. C’est pourquoi il est important d’avoir une bonne hygiène intime.

 

Prendre soin de son hygiène intime

 

Il s’agit du meilleur moyen d’éviter une mycose. Voici quelques conseils pour éviter le déséquilibre de la flore vaginale :

 

  • Abandonnez le gant de toilette pour laver vos parties intimes (2 fois par jour grand maximum). Véritable nid à bactéries, il est préférable d’effectuer vos toilettes intimes à la main sans aller dans le vagin (qui possède une faculté auto-nettoyante) ;
  • Séchez délicatement vos parties génitales d’avant en arrière (idem en allant aux toilettes) ;
  • Choisissez des savons au pH adapté et sans parfum. Les savons parfumés provoquent des irritations, des démangeaisons et favorisent le développement de mycose dans la zone vulvo-vaginale ;
  • Laissez vos vêtements serrés au placard. Mal aérés, ils accentuent les frottements et favorisent la prolifération de bactéries ;
  • Changez vos sous-vêtements (idéalement en coton) tous les jours ;
  • Ne portez pas de vêtements mouillés : l’humidité favorise le développement des bactéries.

Sachez également que certains produits intimes (dont les lubrifiants) favorisent l’apparition de cette infection.

 

Soulager une mycose grâce à la naturopathie

 

Une mycose vaginale peut être entièrement prise en charge par une naturopathe. Les ovules à base de plantes sont efficaces pour combattre une mycose de manière naturelle. Une cure de plantes est un remède intéressant pour soulager les symptômes et l’huile de coco (un antifongique naturel) se charge de diminuer l’inflammation.

 

Ma recette naturo pour soulager les démangeaisons :

 

  • Une goutte d’huile essentielle de tea tree et de lavande vraie diluée dans le l’huile de coco ou du gel d’aloe vera (antifongique et antibactérien). Puis appliquer en automassage localement sur la vulve préalablement lavée et séchée ;
  • En cas de grossesse ou désir d’enfant ajouter 2 gouttes d’huile essentielle de tea tree dans 5 gouttes d’huile végétale de calendula. Attention à l’utilisation des plantes, la lavande est contre-indiquée pendant la grossesse.

 

Il est fortement recommandé de consulter en cas de mycoses à répétition afin de restaurer votre flore.

 

Faire attention à son alimentation

 

La mycose vaginale est toujours reliée à un déséquilibre de la flore vaginale qui est elle-même dépendante de la flore intestinale. Il est donc important de faire attention à son alimentation et de rétablir l’équilibre acido basique. En effet, les mycoses comme tous les champignons adorent les terrains acides.

 

Voici quelques conseils :

 

  • Limiter les aliments sucrés, le gluten, les laitages et l’alcool qui nourrissent le champignon. Privilégier un régime alimentaire équilibré, riche en fruits et légumes ;
  • Suivre une cure avec des aliments riches en omega 3, vitamines C et A, minéraux et antioxydants ;
  • Avoir un bon apport nutritionnel pour le système immunitaire et le foie grâce au Zinc, vitamine D et soufre.

 

Suite au diagnostic, il convient de traiter les deux partenaires et de protéger les rapports pour éviter toute récidive.

 

 

Vous savez désormais reconnaître une mycose vaginale et soigner les écoulements que produit votre corps. Prenons rendez-vous ensemble afin d’en venir à bout ! Prévenez, guérissez et évitez les récidives de manière entièrement naturelle.

 

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